Rencontre avec deux artistes, deux amis, l'un est présent partout en ce moments et cartonne en solo ou en groupe, et l'autre est en pleine ascension.
Soprano, comptes-tu t'installer en Suisse ?
Soprano : Oh ! Je suis Marseillais ! Je ne pourrais mourir qu'à Marseille (rires) ! Mais à partir de l'année prochaine je vais souvent venir ici avec ma famille. Déjà parce que ça me coupe de tout. Et aussi parce que je vais un peu bosser avec Yvan pour mon prochain disque. Franchement ici, c'est nice, comme vous dites (rires) !
Comment juges-tu ton public suisse ?
Soprano : Je vais t'expliquer, mais tu vas comprendre quand j'arriverai sur scène. Après Marseille, c'est mon public préféré. Franchement ! Là, on était en Belgique, et ça a été la meilleure date pour le moment. Mais avant chaque concert, on se demandait si ça allait être mieux qu'à Lausanne. Et ça ne l'a jamais été.
Farhad: De toute façon, pour t'avoir vu pas mal de fois en France et en Suisse, le public est toujours réceptif.
Comment s'est faite votre rencontre ?
Farhad : A la base, c'est Chakal qui lui avait transmis mes morceaux.
Soprano : Ouais ! Big up Chakal !
Farhad : Il faisait la première partie de ton concert.
Soprano : Exact, et il déchire.
Farhad : Et depuis ça on s'écrit des mails assez souvent.
Soprano : La première vraie fois qu'on s'est vu, c'était avant un concert à Lyon. Mais Farhad, il est dans mes amis sur MySpace, donc tu vois, ça veut tout dire.
Qu'en est-il de votre collaboration ?
Farhad : Le concept et la prod déchirent, le morceau sera sur mon album.
S : C'est clair, on a fait ça à la bien !
Que pensez-vous l'un de l'autre ?
Soprano : Ce Monsieur, c'est un artiste. Il joue du violon et il chante super bien. Il me fout des frissons quand il chante. D'ailleurs, il y a un nouveau son sur son MySpace et il tue.
Farhad : T'as été l'écouter ?!
Soprano : Ouais, bien sûr ! Mais tu sais que même quand je ne réponds pas, je lis tout. Et je t'envoie quand même pas mal de messages. Je fais aussi ça parce que j'aurais aimé qu'on le fasse pour moi quand je n'étais pas connu. J'essaie de le faire avec le peu de force que j'ai. Regarde-moi je suis tout maigre, je n'ai pas la créatine de Fifty ! Mais Farhad je l'écoute même dans ma voiture, son CD est toujours là. Le mec c'est un fan de L'OM aussi, faut pas oublier (rires) ! Il m'écrit avant chaque match, mais il ne sait pas que nous on voit les footballeurs en boîte chez nous, ça nous met la haine.
Farhad : Soprano, je l'écoute depuis longtemps. C'est quelqu'un de super simple. Un artiste que j'apprécie énormément. Je me rappelle t'avoir vu quand j'avais 17 ans chanter au Stade de France pour Urban Peace, j'étais comme un fou. Depuis je suis, je soutiens. Et quand je vois que le mec me fait des dédicaces à Skyrock, me soutient à fond et prend le temps pour m'écrire, je peux que être touché.
Soprano, comment gères-tu ton statut de porte parole ?
Soprano : C'est un peu lourd. Parce qu'aujourd'hui le rap français n'as pas une très bonne image. Clashs, guns, prison, haine... A la base, ce n'est pas du tout ça. Quand je viens en Suisse, ce n'est pas ça. Les gens veulent de nouveaux concepts, voir si la personne est vraie. Des nouvelles sonorités. C'est pour ça que j'aime bien faire des trucs ici. Comme en Belgique, j'apprécie vraiment ce côté Hip-Hop pur. En France, avant on faisait du rap pour sortir du ghetto alors que maintenant, les gars veulent y rester. Et justement, avec cette étiquette qu'on me donne de porte-parole je dois me battre tous les jours pour dire que non, le Hip-Hop ce n'est pas ça. Le meilleur moyen de s'en rendre compte, c'est que ces gars ne vendent pas de disques. Moi j'en vends je ne sais pas combien... Ca prouve qu'il faut ne pas généraliser sur les gens qui écoutent du rap. Je me bats vraiment pour casser ces clichés.
Pour toi qui as fait les plus grandes salles de France, abordes-tu toujours chaque concert de la même façon ?
Soprano : Ouais. A la fin, il faut vraiment que mon t-shirt soit trempé, qu'on puisse donner à boire à quelqu'un (rires) ! Non, pour moi c'est pareil. Après, tout les concerts sont différents, le public, les morceaux ca change !
Est-ce qu'on va pouvoir bientôt te voir en concert, Farhad?
Farhad: C'est évident. J'irai défendre mon album. J'espère faire une mini-tournée entre ici et les endroits où on me sollicite en France.
Quel a été votre meilleur souvenir artistiquement?
Soprano: Ma rencontre et mon morceau avec Tiken Jah Fakoly, sans hésiter. On avait été faire ça chez lui au pays.
Farhad: En général, écouter des artistes comme Saian Supa Crew, Driver, Koma (Scred connexion), et ensuite travailler avec eux. C'est des souvenirs inoubliables.
Quelle est votre actualité?
Farhad: Je suis entrain de finir mon projet appelé Farhad - Avant l'Album qui sera disponible au printemps et mixé par DJ James (NTM, Joey Starr). On retrouvera dessus Driver, Négrociateurs, Sam's, Mino et Zino (produits par Soprano), Chodo (Relic), et d'autres. Parallèlement à ça je suis en train de finir mon album qui suivra dans l'année sur lequel il y aura Soprano, Koma, Driver et d'autres. Et je serais aussi sur plusieurs projets en France, en Belgique et ailleurs. Je suis vraiment super flatté de l'engouement qu'on me porte un peu partout.
Soprano: mixtape avec mes deux frères, Blood Brothers, et petit à petit je me mets sur mon deuxième album solo.
Le mot de la fin.
Farhad: Merci aux gens qui me soutiennent et qui m'écrivent sur MySpace et sur mon blog. J'espère que la suite plaira toujours à un maximum de personnes. Merci à Soprano pour le soutien et à Urban Mag pour l'interview.
Soprano, comptes-tu t'installer en Suisse ?
Soprano : Oh ! Je suis Marseillais ! Je ne pourrais mourir qu'à Marseille (rires) ! Mais à partir de l'année prochaine je vais souvent venir ici avec ma famille. Déjà parce que ça me coupe de tout. Et aussi parce que je vais un peu bosser avec Yvan pour mon prochain disque. Franchement ici, c'est nice, comme vous dites (rires) !
Comment juges-tu ton public suisse ?
Soprano : Je vais t'expliquer, mais tu vas comprendre quand j'arriverai sur scène. Après Marseille, c'est mon public préféré. Franchement ! Là, on était en Belgique, et ça a été la meilleure date pour le moment. Mais avant chaque concert, on se demandait si ça allait être mieux qu'à Lausanne. Et ça ne l'a jamais été.
Farhad: De toute façon, pour t'avoir vu pas mal de fois en France et en Suisse, le public est toujours réceptif.
Comment s'est faite votre rencontre ?
Farhad : A la base, c'est Chakal qui lui avait transmis mes morceaux.
Soprano : Ouais ! Big up Chakal !
Farhad : Il faisait la première partie de ton concert.
Soprano : Exact, et il déchire.
Farhad : Et depuis ça on s'écrit des mails assez souvent.
Soprano : La première vraie fois qu'on s'est vu, c'était avant un concert à Lyon. Mais Farhad, il est dans mes amis sur MySpace, donc tu vois, ça veut tout dire.
Qu'en est-il de votre collaboration ?
Farhad : Le concept et la prod déchirent, le morceau sera sur mon album.
S : C'est clair, on a fait ça à la bien !
Que pensez-vous l'un de l'autre ?
Soprano : Ce Monsieur, c'est un artiste. Il joue du violon et il chante super bien. Il me fout des frissons quand il chante. D'ailleurs, il y a un nouveau son sur son MySpace et il tue.
Farhad : T'as été l'écouter ?!
Soprano : Ouais, bien sûr ! Mais tu sais que même quand je ne réponds pas, je lis tout. Et je t'envoie quand même pas mal de messages. Je fais aussi ça parce que j'aurais aimé qu'on le fasse pour moi quand je n'étais pas connu. J'essaie de le faire avec le peu de force que j'ai. Regarde-moi je suis tout maigre, je n'ai pas la créatine de Fifty ! Mais Farhad je l'écoute même dans ma voiture, son CD est toujours là. Le mec c'est un fan de L'OM aussi, faut pas oublier (rires) ! Il m'écrit avant chaque match, mais il ne sait pas que nous on voit les footballeurs en boîte chez nous, ça nous met la haine.
Farhad : Soprano, je l'écoute depuis longtemps. C'est quelqu'un de super simple. Un artiste que j'apprécie énormément. Je me rappelle t'avoir vu quand j'avais 17 ans chanter au Stade de France pour Urban Peace, j'étais comme un fou. Depuis je suis, je soutiens. Et quand je vois que le mec me fait des dédicaces à Skyrock, me soutient à fond et prend le temps pour m'écrire, je peux que être touché.
Soprano, comment gères-tu ton statut de porte parole ?
Soprano : C'est un peu lourd. Parce qu'aujourd'hui le rap français n'as pas une très bonne image. Clashs, guns, prison, haine... A la base, ce n'est pas du tout ça. Quand je viens en Suisse, ce n'est pas ça. Les gens veulent de nouveaux concepts, voir si la personne est vraie. Des nouvelles sonorités. C'est pour ça que j'aime bien faire des trucs ici. Comme en Belgique, j'apprécie vraiment ce côté Hip-Hop pur. En France, avant on faisait du rap pour sortir du ghetto alors que maintenant, les gars veulent y rester. Et justement, avec cette étiquette qu'on me donne de porte-parole je dois me battre tous les jours pour dire que non, le Hip-Hop ce n'est pas ça. Le meilleur moyen de s'en rendre compte, c'est que ces gars ne vendent pas de disques. Moi j'en vends je ne sais pas combien... Ca prouve qu'il faut ne pas généraliser sur les gens qui écoutent du rap. Je me bats vraiment pour casser ces clichés.
Pour toi qui as fait les plus grandes salles de France, abordes-tu toujours chaque concert de la même façon ?
Soprano : Ouais. A la fin, il faut vraiment que mon t-shirt soit trempé, qu'on puisse donner à boire à quelqu'un (rires) ! Non, pour moi c'est pareil. Après, tout les concerts sont différents, le public, les morceaux ca change !
Est-ce qu'on va pouvoir bientôt te voir en concert, Farhad?
Farhad: C'est évident. J'irai défendre mon album. J'espère faire une mini-tournée entre ici et les endroits où on me sollicite en France.
Quel a été votre meilleur souvenir artistiquement?
Soprano: Ma rencontre et mon morceau avec Tiken Jah Fakoly, sans hésiter. On avait été faire ça chez lui au pays.
Farhad: En général, écouter des artistes comme Saian Supa Crew, Driver, Koma (Scred connexion), et ensuite travailler avec eux. C'est des souvenirs inoubliables.
Quelle est votre actualité?
Farhad: Je suis entrain de finir mon projet appelé Farhad - Avant l'Album qui sera disponible au printemps et mixé par DJ James (NTM, Joey Starr). On retrouvera dessus Driver, Négrociateurs, Sam's, Mino et Zino (produits par Soprano), Chodo (Relic), et d'autres. Parallèlement à ça je suis en train de finir mon album qui suivra dans l'année sur lequel il y aura Soprano, Koma, Driver et d'autres. Et je serais aussi sur plusieurs projets en France, en Belgique et ailleurs. Je suis vraiment super flatté de l'engouement qu'on me porte un peu partout.
Soprano: mixtape avec mes deux frères, Blood Brothers, et petit à petit je me mets sur mon deuxième album solo.
Le mot de la fin.
Farhad: Merci aux gens qui me soutiennent et qui m'écrivent sur MySpace et sur mon blog. J'espère que la suite plaira toujours à un maximum de personnes. Merci à Soprano pour le soutien et à Urban Mag pour l'interview.

